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Making off d'une découverte, l'histoire d'une collaboration

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Photo UCA, de gauche à droite, Patrick Michel, Clément Ganino, Guy Libourel et Suzanne Jacomet

C'est l'histoire d'une collaboration hors des sentiers battus qui mène à des résultats exceptionnels.


L'Université Côte d'Azur l'a annoncé : "une équipe internationale de chercheurs démontre que la trop faible présence de corps riches en fer dans la ceinture principale d'astéroïdes du système solaire n'est qu'apparente. Leurs résultats ont d'importantes implications sur notre compréhension des propriétés et de l'histoire des astéroïdes riches en fer... Ils s'appuient sur des expériences d'impact à haute vitesse de projectiles rocheux... sur des cibles d'acier et des météorites de fer...". >> voir tout l'article

Dans cette équipe, Suzanne Jacomet, ingénieur de recherche en microscopie au CEMEF. Elle a effectué les observations au MEB et réalisé les analyses de composition sur les cibles impactées (d'acier ou de météorites de fer). En voici quelques images.

Image au MEB XL30  en électrons secondaires d’un cratère résultant d’un impact (5,08Km/s) d’un projectile basaltique de taille millimétrique sur un morceau de météorite de Fe (Gibeon) utilisée comme cible et simulant la surface d’un astéroïde riche en Fe
Sur l’Image en électrons rétrodiffusés, l’aspect sombre est lié au nappage du fond du cratère par un verre silicaté (initialement liquide au moment de l’impact)
 
Images au MEB XL30 en électrons rétrodiffusés du liquide d’impact (maintenant sous forme de verre) sur la paroi du cratère, qui montrent une forte vésicularité du nappage vitreux.
 Détail de l'intérieur du cratère

Même zone qui montre la répartition des éléments chimiques. Le nappage vitreux du liquide d'impact riche en silicium apparaît en rose fuschia, alors que la météorite Gibeon riche en fer apparaît en vert







L'histoire commence en 2014 à l'initiative de Guy Libourel, chercheur au Laboratoire J.L. Lagrange (membre de l'Université Côte d'Azur). Il vient au CEMEF pour réaliser des manips sur le MEB avec Suzanne. Le contact passe bien, et l'envie de collaborer sur d'autres projets fait le reste.

Suzanne Jacomet travaille dans l'équipe MSR qui s'intéresse aux traitements thermiques. Des analogies sont possibles. En effet, la formation des planètes s'accompagne de phénomènes thermiques similaires. Pour Suzanne, l'étude des astéroïdes sort de son champ d'analyse habituel. Cela ouvre de nouveaux horizons. Et modifie les contraintes. Ici, la vision est à long terme, l'échelle du temps est très différente. Ce qui rend la démarche très différente également. Nous quittons le court terme. Les manips que nous avons faites ici vont servir à la mission Psyche dont la sonde décollera en 2022 avec des premiers clichés en 2026. C'est clairement une autre dimension.


L'article "Hypervelocity impacts as a source of deceiving surface signatures on iron-rich asteroids" est paru dans la revue Science Advances, vol 5, n°8, août 2019.


D'autres collaborations sont en cours également dans le cadre de la mission OSIRIS-Rex ou avec le laboratoire GéoAzur.
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