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Deux Prix Pierre Laffitte 2019

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La troisième édition du Prix Pierre Laffitte vient de s'achever. Elle s'est tenue à MINES ParisTech à Sophia Antipolis le 25 octobre dernier. En lice huit finalistes sélectionnés sur dossier. Ils sont doctorants et commencent leur 3ème année de thèse.


Parmi eux, Emilie Forestier et Luiz Peirera, doctorants CEMEF. Ils reçoivent respectivement le 2ème et le 3ème prix Pierre Laffitte.



Les huit candidats ont présenté à l'oral leur projet de thèse devant un jury issu du monde académique et du milieu industriel.



Nous sommes heureux de féliciter les deux lauréats du CEMEF : Emilie Forestier (2ème prix) et Luiz Pereira (3ème). Ils ont fait des présentations remarquables qui prouvent la qualité de leurs travaux de thèse.


Emilie Forestier fait sa thèse avec Noëlle Billon dans l'équipe MPI. Elle travaille sur la "Mise en forme d’un polymère biosourcé, le polyéthylène furandicarboxylate)(PEF), pour l’emballage alimentaire". Elle réalise sa thèse en collaboration avec l'Université Côte d'Azur et l'Ademe.    >> en savoir plus sur son projet de recherche

Luiz Pereira fait sa thèse sur "les mécanismes de formation de bulles dans les verres nucléaires". Sa thèse est en collaboration avec le CEA. Au CEMEF, il est encadré par Franck Pigeonneau, dans l'équipe CFL.   >> en savoir plus sur son projet de recherche


Leur prix s'accompagne d'une gratification de 1000 € et 500 €.


Ophélie Vermeulen, doctorante à l'IPMC (Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire), reçoit le 1er prix, doté de 1500 € ainsi que la Médaille Pierre Laffitte 2019.

Plus généralement, il faut noter le très bon niveau de tous les finalistes. Un grand bravo à tous.

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Qu'est-ce que le Prix Pierre Laffitte ?


Ce Prix s'adresse aux doctorants de 2ème année.

Il récompense l’excellence et l’innovation dans les nombreux domaines de la recherche partenariale avec l’industrie. Au travers d’une démarche scientifique rigoureuse, alliant savoir, savoir-faire, créativité et innovation, les candidats doivent ainsi démontrer comment leurs travaux sont ou seront amenés à avoir un impact majeur dans le dynamisme et le renouveau de l’industrie française.

Il est créé en l'honneur du Professeur Pierre Laffitte, ancien Directeur de l'Ecole des Mines de Paris (1972-1984), Sénateur des Alpes-Maritimes (1995-2008) et fondateur de Sophia Antipolis, parc de haute technologie. Il célèbre un précurseur passionné par les questions d’intérêt collectif. Pierre Laffitte a fortement influencé le monde scientifique en mettant en oeuvre le concept de recherche partenariale orientée vers l’industrie.


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Le projet d'Emilie Forestier :

Actuellement, les bouteilles en plastique sont fabriquées à partir de PET, matériau issu de la pétrochimie. A l’échelle industrielle, les bouteilles sont mises en forme grâce au procédé ISBM (Injection-Stretch-Blow-Moulding) qui consiste à étirer puis souffler le matériau à chaud contre un moule froid. A la fin de ce procédé, la microstructure du matériau est changée : elle est devenue organisée. Le matériau, initialement amorphe, est semi-cristallin avec de meilleures propriétés mécaniques, thermiques et barrières. La dépendance au pétrole se réduisant, le marché des bouteilles recherche une alternative biosourcée avec des propriétés au moins équivalentes à celles du PET. Un nouveau candidat 100% biosourcé est à l’étude : le poly(éthylène furandicarboxylate) ou PEF. Le PEF peut être synthétisé à partir du fructose de plantes, comme la canne à sucre, et est considéré comme l’analogue biosourcé du PET, chimiquement parlant. Ses propriétés thermiques, mécaniques et barrières ont fait l’objet de peu d’études scientifiques à l’heure actuelle. L’objectif de ce travail de thèse est d’explorer la pertinence de ce nouveau matériau, ainsi que sa capacité à être mis en forme dans des conditions certes différentes mais pas orthogonales à celles du PET.

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Le projet de Luiz Pereira :

Cette thèse se déroule dans le cadre du développement des procédés de vitrification des déchets nucléaires et s’intéresse à des dégagements gazeux ayant lieu lors de l’élaboration du verre de confinement. L’objectif de cette thèse est la compréhension fondamentale de la formation des bulles d’oxygène liée aux réactions d’oxydo-réduction dues à un élément multivalent provenant du déchet nucléaire dissout dans le bain de verre. Nous nous intéressons aux mécanismes de nucléation et de croissance en fonction de la température. Nous nous penchons également sur le comportement des bulles dans le bain de verre en fonction du temps. Nous utilisons une méthodologie couplant des techniques numériques et expérimentales pour répondre à ces questions.
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